28 mars 2019

La FORME et l'INFORME : de la beauté

  Nietzsche eut ce mot heureux : " Les Grecs étaient superficiels... par profondeur". C'est dire qu'il existe deux manières d'être superficiel, deux régimes distincts de superficialité, selon que l'on connaît ou non les séductions de l'abîme. La beauté c'est la peau, la forme externe, l'équilibre réussi des forces, présentes, agissantes dans la forme. A travers le tissu dense du bois, du marbre, de la pierre, le regard perçoit l'invisible puissance des affects, des tensions, des mouvements et des résistances. Un conflit se... [Lire la suite]

27 mars 2019

BEAUTE du CLASSIQUE

  Un commentateur, au vu des poivronnades publiées ici, me fait savoir qu'il me considère comme un classique. La formule me va. Encore que ce terme puisse désigner un tour de pensée, ou d'écriture, quelque peu désuet, et qui sent la poussière, j'y vois plutôt une qualité de l'intelligence, une réserve de la sensibilité, le gôut de la mesure, l'amour de la beauté, de l'équilibre juste entre le haut et le bas, l'art de suggérer, de glisser délicatement à la surface des choses. Rares sont ceux, aussi bien dans l'art que dans la... [Lire la suite]
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26 mars 2019

FADO : poème

                                   FADO                         Aubade pour Guillaume Apollinaire                Au soir, quand tombent des étoiles        De blancs éclairs et des cristaux        Au beau pays de Portugal        Rivière et fleuve sans égal    ... [Lire la suite]
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26 mars 2019

Au JARDIN de MELANCOLIE : Guillaume Apollinaire

  Guillaume Apollinaire écrit dans "Alcools" :           L'anémone et l'ancolie         Ont poussé dans le jardin         Où dort la mélancolie         Entre l'amour et le dédain   Faire rimer ancolie et mélancolie, ça c'est une trouvaille ! Ancolie : aquilegus, qui recueille de l'eau ; fleur à cinq éperons et de couleurs variées, si j'en crois le Larousse. Mais je suis persuadé, par connaturalité poétique, que Apollinaire s'est... [Lire la suite]
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25 mars 2019

Un MAITRE de LUCIDITE : BOUDDHA

  Il y a bien des années j'avais découvert la pensée de Bouddha dans l'édition de Karl Jaspers "Les grands philosophes". Ce fut un éblouissement. Tout ce que je pressentais vaguement sans pouvoir me le formuler à moi-même, la mobilité universelle, l'impermanence, l'absence de tout point fixe, l'insubstantialité radicale, tout cela m'était pour ainsi dire offert, les fleurs de Bouddha, délicieuses et délectables. Et par je ne sais quelle subtile accointance ces fleurs inestimables venaient se mêler à cet autre bouquet du grand... [Lire la suite]
22 mars 2019

Un NEANDERTHAL PHILOSOPHE

  Haute gloire aux grands esprits qui sont la couronne de l'humanité ! Ils sont les quelques uns, les rares qui nous inspirent encore, par ces temps difficiles où l'on doute sérieusement de l'avenir, quand le présent s'obscurcit comme une nuée d'orage. Ils étaient quelques uns qui avaient dessiné une certaine image de l'homme que nous avions intégrée comme une donnée fondamentale et irréversible, mais il est possible que de cela il ne reste plus rien dans les décennies qui viennent. Moi même je me représente de plus en plus... [Lire la suite]

21 mars 2019

CROIRE ou SAVOIR ?

  "Ne croyez que ce que vous expérimentez par vous-même". Cette recommandation de Bouddha je la fais mienne, je la mets en pratique dans ma pensée et dans ma conduite de la vie. Elle est excellente à tous égards, en ce qu'elle nous préserve des adhésions inconsidérées, des emballements, des opinions et des idéologies. Mais en poussant un peu le raisonnement j'en viens à considérer que l'expérimentation elle-même n'a pas pour fonction de fonder une croyance nouvelle (croire en ce qu'on exprimente) mais de ruiner toute croyance en... [Lire la suite]
20 mars 2019

Sur le DEFAUT de DIEU : Hölderlin

     "Il n'a besoin  ni d'armes ni de ruses    Avant que l'aide le défaut de Dieu". (Vocation de poète) En quoi le "défaut" de Dieu peut-il être une aide ? Défaut traduit Fehl, du verbe fehlen : échouer, manquer. On peut entendre le manque de Dieu, au sens subjectif : Dieu me manque - ou au sens objectif : manquement de Dieu, parce que Dieu s'est détourné. Hölderlin dira :" Lorsque Dieu détourna de l'homme son visage...". L'histoire de l'Occident c'est le détournement progressif du divin, que notre... [Lire la suite]
18 mars 2019

RIEN à TROUVER : éloge sophistique

  Je voudrais revenir sur ma formulation précédente : il n'y a rien à trouver. Elle se situe clairement dans le sillage des Sophistes, mais aussi de Démocrite et de Pyrrhon. Démocrite avait dit qu'il aimerait mieux trouver une relation causale certaine que d'être le roi des Perses. C'est que tout en cherchant une relation causale certaine il se découvre incapable d'en trouver. Et pourquoi cela ? Parce qu'il est impossible de savoir ce qu'est une chose en vérité, et partant ce que sont les relations entre les choses. "La vérité... [Lire la suite]
17 mars 2019

TRIPTIQUE DOMINICAL

  Parodiant le Triptique de Gorgias je pourrais dire :   Il n'y a rien à trouver Si même il y avait quelque chose à trouver on ne pourrait le connaître Si même on pouvait le connaître on ne pourrait le communiquer.   Voilà une belle pensée pour une vesprée dominicale !
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