Le mot du 21 décembre
Juste un mot pour dire que je suis bien vivant, sauvé du pire, et que je remercie infiniment mes amis et lecteurs qui ont su me témoigner leur affectueuse sollicitude.
Peut-être reviendrai-je, quand je serai plus vaillant, sur cette étrange expérience de la dépossession totale, en milieu hospitalier, et de la proximité la plus cruelle du réel. Mais pour le moment j'essaie de reprendre des forces.
A très bientôt.
ACTIVITES PHILOSOPHIQUES : novembre
CAFE PHILO : jeudi 10 nov "Chez Pierre", 14 rue Barthou
APERO PHILO : mercredi 16 "Chez Pierre" Sujet : "La culture dénature-t-elle l'homme?"
CAFE PHILO : mardi 29 "Chez Pierre"
VOEUX DE L AN NEUF
QUI QUE TU SOIS
AMI LECTEUR AMI DE LA SAGESSE
VOYAGEUR ABORDANT PAR HASARD CET ESPACE
PUISSES TU EN CE LIEU CONCEVOIR
QUESTIONS NOUVELLES
ET NOUVEL EXERCICE DE VIE
INVITATION à la PHILOSOPHIE : Diogène d'Oenanda
"Ouvre un passage naturel vers notre communauté, et tu te détourneras des discours des rhéteurs, afin d'entendre une partie des opinions que nous soutenons. Après quoi, nous l'espérons vivement, tu frapperas très bientôt aux portes de la philosophie".
Texte inscrit sur le Mur de Pierre du philosophe Diogène d'Oenanda, disciple d'Epicure.(Fragment 127).
POEME d'ACCUEIL
Bienvenu courageux et téméraire lecteur! Ici tu trouveras de la joie, de la jubilation, mais aussi des larmes. Tant il est vrai que le tragique dont je m'efforce de témoigner ici est à la fois "voluptas atque horror". Que ceux qui n'aiment que la facilité et la débilité du temps présent passent leur chemin! Chaque auteur rêve d'un lecteur, à la fois lui et l'autre. Le mien se reconnaîtra dans l'exigence de vérité, dans la lucidité impitoyable et dans une sorte de pugnacité poétique, bien proche de l'acide avec de verts relents de volupté printanière. Merci d'exister, et de témoigner à l'occasion, lecteur, mon frère!
"Je ne veux rien savoir du passé
L'avenir m'indiffère.
Un seul instant
Terrible et fulgurant
Rassemble dans le même cercle d'airain
Le temps qui passe et qui ne passe pas
Tout le présent, toute l'éternité"
Pyrénées en images
Arbre du Bénou, Béarn, Anto59
Mer de neige, Béarn, Anto59
Nuit-jour, Béarn, Anto59
LE JARDIN PHILOSOPHE
Après de longs mois de réflexion préparatoire je pense être parvenu à un certain résultat qui mérite d'être souligné. Certes ce n'est pas la béatitude, à laquelle je ne crois guère, mais un début de sérénité qui rayonne doucement comme une aurore. Derrière moi des années de turbulences, de recherche fébrile et souvent découragée, de pénibles voyages dans les ultimes recoins de l'âme, de brûlantes solitudes et d'épaisses silves sans issue. De tout cela je témoigne longuement sur ce blog, dans de nombreux articles, à la fois psychologiques, thérapeutiques et philosophiques. Cet immense travail a fait l'objet de publications, dont je rends compte ici, mais surtout, depuis plus d'un an, de recherches au jour le jour qui ont eu la chance insigne d'être lues et suivies par beaucoup de lecteurs fidèles et encourageants. C'est le contenu concret de la rubrique "Philothérapie" qui représente l'essentiel de mes communications. Cette période, je le crois sincèrement, est à présent révolue. Je désire ouvrir une autre période, et pour cela, symboliquement, j'ai décidé de modifier le titre de mon blog.
LE JARDIN PHILOSOPHE, qu' est ce à dire? Le JARDIN est une référence explicite à Epicure, c'est évident. Que ce soit dans l'esprit de l'épicurisme que j'aie trouvé mon salut, c'est évident. Et par salut j'entends avant tout une certaine qualité de santé physique et mentale, qui n'est pas, je le confessse, parfaite - mais chez qui le serait-elle à mon âge avancé - mais suffisamment établie pour me donner l'espoir raisonnable d'une forme relativement constante de sérénité. Et puis le salut c'est la juste appréciation des choses qui implique le dépassement de certaines "opinions creuses", pour parler dans le langage du Maître, et que je pourrais retraduire ainsi : certaines illusions sont constitutives de notre nature, au point qu'il est à peu près impossible de s'en défaire, mais qui peuvent être intégrées, comme puissance essentielle et invincible, mais dangereuse, dans l'ensemble de la psyché. Les passions, les fantasmes, les anges et les monstres ne peuvent être éliminés ni domestiqués. Ils représentent notre énergie intime la plus originelle et la plus puissante, mais pour autant elles ne doivent pas emporter notre bon sens : la vie psychique se définit en somme comme une synthèse impossible, une lutte entre contraires qui menace constamment l'équilibre fragile du Moi, mais qui peuvent apprendre à cohabiter dans une certaine "paix armée", sous l'égide de ce que j'appelle fréquemment le "génie intérieur" ou, mieux encore, le "daïmon" au sens grec. Nous vivons tous dans l'orbe d'une dualité constitutive, celle du Moi et de son Double onirique et pulsionnel, de l'animus et de l'anima. Epicuriens certes, mais avec une dette bienheureuse à Héraclite!
EUDAIMONIA : en grec bonheur, ou plutôt félicité. Je ne sais si ma spéculation étymologique est valable, mais "eu" c'est "bon, "favorable" -( comme dans eu - thymie), et "daïmon " c'est le "démon", le génie inspirateur. Donc eudaimonia serait la bonne disposition du génie intérieur, seule définition possible du bonheur. Relisons Epicure sur la nature du plaisir constitutif, par opposition aux plaisirs fictifs.
JARDIN dans la mesure où il serait impensable de ne pas enraciner tout cela dans un lieu, fût-il symbolique. C'est pour moi une haute ambition éthique de donner quelque chance à ce projet : aider par la pratique et l'enseignement de ces indépassables vérités ceux qui le désirent à marcher d'un autre pas. Pour cela il faut quelques moyens, un projet d'ensemble, une déontologie, une perspective étique et thérapeutique. J'y reviendrai.



