29 septembre 2018

SUIVRE SA PROPRE VOIE : journal du 29 septembre 2018

  Petit frisson d'enfance...Je ne sais pourquoi, ce matin, me revient le souvenir ému de mon petit plumier d'école, en bois clair, avec son couvercle coulissant, et, à l'intérieur, des crayons de couleurs, et la plume en acier, et l'odeur de l'encre, et l'encrier au bout de la table, et le geste de la main, de l'encrier vers le cahier. Pages d'écriture, dictées laborieuses. Qui aurait pensé, et moi le dernier, que cet enfant solitaire, retracté et poussif, apparemment dénué de toute aptitude, recroquevillé en fond de salle,... [Lire la suite]
Posté par GUY KARL à 11:07 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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28 septembre 2018

EROTIQUE de la SURFACE

  L'éthique, dans sa formulation ultime, consiste à abandonner la traître séduction des profondeurs pour la clarté des effets de surface. "Ad luminis oras". Pensée du matin clair. Conversion à la lumière infinie. Poésie de l'apparence. Ethique de la peau. D'où une érotique tout autre, loin de la normopathie ordinaire, consacrée par le discours religieux, sanctifiée par la morale. L'érotique traditionnelle est rabattue sur la sexualité. Or sexus, c'est sectus, section, coupure, blessure, découpe. La continuité originaire du... [Lire la suite]
27 septembre 2018

La SURFACE ABSOLUE -4 ...et l'ECOLOGIE PLANETAIRE

"Turbantibus aequora ventis..." Quand les vents agitent la surface (des flots). Turbare, turbulences, tourbillons, tumulte : toujours la "dinè" de Démocrite, tourbillon initiateur, père de toutes choses. Parfois la mer est calme, sereine bonace entre deux déferlements. Et toujours le mouvement, comme dans les âmes agitées, qui si rarement savent goûter la paix. De fait, il n'y a nulle différence de nature entre le mouvement des flots et celui des âmes : même nature, même tourbillon, et même accalmie. C'est le même livre, composé des... [Lire la suite]
26 septembre 2018

DE LA SURFACE ABSOLUE - 3

  L'idée de Surface Absolue exprime deux idées nécessirement liées : une surface, c'est l'image d'un étalement sans hauteur, profondeur ni épaisseur, le pur plan d'immanence. Absolu signifie sans rapport à quoi que ce soit, se causant et se développant selon sa propre logique interne. Surface illimitée, sans extrémité, sans dehors, elle est le tout considéré dans sa splendeur spéculative. Cette conception est sans rapport avec les théories astrophysiques, elle n'exprime pas un savoir sur l'univers, ou sur les univers. Elle... [Lire la suite]
25 septembre 2018

DE LA SURFACE ABSOLUE - 2

Dans mon livre "LA PASSION DU VIDE", j'avais abordé le thème de la Surface Absolue comme hypothèse "poiétique" de la nature du réel. J'aimerais y revenir après tout ce temps et toutes les expériences vécues depuis lors. Peut-être pourrai-je aujourd'hui être un peu plus précis et exhaustif dans ma présentation. Vous êtes au bord de la mer, le regard perdu sur l'immensité. Bintôt ciel et mer se confondent, abolissant tout horizon. Les contours des objets qui volent ou flottent s'estompent lentement dans une contemplation vide, ouverte... [Lire la suite]
24 septembre 2018

De la SURFACE ABSOLUE

La "Surface Absolue" n'est pas exactement un concept, dans la mesure où tout concept est différentiel, comprenant et exprimant une réalité finie, définissable par distinction d'avec un autre concept, lui-même expressif d'une autre réalité. Par exemple : "temps" par opposition à "espace".  Mais les philosophes ont de longtemps créé des notions englobantes qui ne s'opposent à rien, ne délimitent rien, désignant la totalité absolue dont ils s'efforcent de rendre compte par un terme absolu, ce qui, en toute logique, est une... [Lire la suite]

23 septembre 2018

De la DESTINEE : D'ARTAGNAN père et fils

  A quoi tient la destinée d'un homme ? Monsieur D'Artagnan père fait ses recommandations à son fils qui quitte le logis pour faire carrière dans le monde : "Soutenez dignement votre nom de gentilhomme, qui a été porté dignement par vos ancêtres depuis plus de cinq cents ans (...) C'est par son courage, entendez-vous bien, par son courage seul, qu'un gentilhomme fait son chemin aujourd'hui".(Alexandre Dumas, Les trois Mousquetaires, chap I) Une quarantaine d'années plus tard, D'Artagnan fils, devenu Capitaine des... [Lire la suite]
22 septembre 2018

De l'IMMORTALITE : aphorisme

  Il y a deux sortes d'immortalité : celle des dieux et celle des hommes. Les dieux, "incorruptibles et bienheureux", ne sauraient mourir. Les hommes, une fois morts, ne peuvent plus mourir. La première est une immortalité positive, manifestant la plénitude de la vie, la seconde négative, exprimant fortement cette vérité incontournable que la vie n'est qu'une parenthèse, "un éclair dans le cours infini d'une mort éternelle" (Montaigne). Toute l'astuce des religions fut de faire passer la seconde forme d'immortalité pour la... [Lire la suite]
21 septembre 2018

HISTOIRES de PETITS COCHONS : PYRRHON d' ELIS

  "Alors que les hommes d'équipage faisaient grise mine à cause d'une tempête, lui-même (Pyrrhon), gardant toute sa sérénité, leur remonta le moral en leur montrant sur le bateau un petit cochon qui mangeait, et en leur disant que le sage devait se maintenir dans un état semblable d'imperturbabilité" (Diogène Laerce, IX,68). Ce n'est pas la seule occurrence, dans le corpus de Diogène Laerce, où il est question du petit cochon : "Il portait lui-même au marché, pour les y vendre, des volailles, et si cela se trouvait, des petits... [Lire la suite]
20 septembre 2018

EPICURE et PYRRHON

  Le point faible, selon moi, de la théorie épicurienne de la connaissance, réside dans l'affirmation, donnée sans preuve, que la sensation est en conformité avec la chose elle-même. Je ne conteste pas que la sensation soit vraie, cela je l'entends bien et l'accepte, mais d'une vérité purement phénoménale : la sensation est vraie en ce qu'elle affecte le corps, en plaisir ou douleur, et cela est incontestable. Pour autant on ne peut conclure qu'elle rende compte de la réalité de l'objet. Elle ne dit pas ce qu'il y a, elle dit... [Lire la suite]