Il y a deux sortes d'immortalité : celle des dieux et celle des hommes. Les dieux, "incorruptibles et bienheureux", ne sauraient mourir. Les hommes, une fois morts, ne peuvent plus mourir. La première est une immortalité positive, manifestant la plénitude de la vie, la seconde négative, exprimant fortement cette vérité incontournable que la vie n'est qu'une parenthèse, "un éclair dans le cours infini d'une mort éternelle" (Montaigne).

Toute l'astuce des religions fut de faire passer la seconde forme d'immortalité pour la première.