Il est parti pour la grande forêt

 

Auprès d'une douce rivière

Entre mousse et feuillaison

La brise va au long des joncs

 

Aux pieds du chêne millénaire

Assis sur ses talons

Ses pensées vont, passent et vont

 

Il se nourrit de l'air du temps

Parfois la biche familière

Vient manger dans sa main

Il n'a cure du lendemain

 

Quand il parle aux oiseaux

Il retrouve son coeur d'enfant

L'ivresse des commencements

 

Le temps qui passe est immobile

Chêne vieillard, roseau fragile

Rien n'est réel sinon le temps.