J'ai pour principe de publier les commentaires, estimant que c'est une politesse et une reconnaissance à l'égard de mes lecteurs, qui me font l'honneur de m'accompagner dans ma réflexion. Mais c'est une autre politesse de veiller à la qualité du blog, dont l'esprit philosophique et poétique doit être sauvegardé.

C'est à regret que je censure des commentaires - c'est du reste assez rare - qui ne me semblent pas correspondre à cette exigence.

Certains commentaires pêchent par un excès de négligence formelle : trop de fautes, écriture bâclée. C'est manquer de considération pour les autres lecteurs.

D'autres commentateurs se livrent à une sorte de guérilla contre des auteurs contemporains, citant des noms, invectivant et chamaillant. Ce n'est pas ici une tribune de télévision où l'injure tient lieu d'argument. S'il est permis de marquer un désaccord, et moi-même je ne m'en prive pas, que ce soit en argumentant, et en maintenant la distance subjective. 

Enfin, si un lecteur intervient de manière compulsive, accumulant les commentaires, au risque de se poser comme interlocuteur perpétuel, je l'invite à constituer son propre blog, où il pourra s'exprimer sans réserve.

Ces remarques, me semble-t-il relèvent du bon sens. Je les donne ici par souci d'honnêteté à l'égard de ces lecteurs, nombreux et fidèles, qui apprécient la qualité, la courtoisie, et la tenue intellectuelle.