30 novembre 2012

De l'AUTOMATISME PSYCHIQUE : le SAMSARA

            Le samsâra c’est le cycle interminable de la naissance et de la mort dont l’Oriental aspire à se délivrer. Pour nous cette conception métaphysique est pour le moins obscure, voire absconse. Mais nous pouvons la mieux comprendre en examinant très prosaïquement le fonctionnement psychique, sitôt que nous acceptons de considérer les mécanismes de répétition qu’un Freud par exemple avait repérés, et qui causent tant de dommages. Répétitions d’échecs, (« Comment réussir à échouer »... [Lire la suite]

28 novembre 2012

POURQUOI PYRRHON est INEBRANLABLE ?

                      Ce qui fait la position absolument singulière de Pyrrhon, son idiosyncrasie absolument originale et incomparable, ce n’est nullement, comme on pourrait croire, la pratique du doute – le fameux doute sceptique – mais le fait, confirmé par Diogène Laerce, qu’il est, en toutes choses, « inébranlable ». Ce trait est fondamental, et à le manquer, on manque l’esprit véritable du pyrrhonisme. Pyrrhon est de fait parvenu à un point suprême, celui... [Lire la suite]
26 novembre 2012

DEMYSTIFIER la CONSCIENCE : BOUDDHA

        DEMYSTIFIER la CONSCIENCE : texte corrigé     Nous disons « la conscience », par commodité, mais cela n’est pas innocent : comment éviter dès lors de substantifier, de réifier la notion, comment ne pas finir par croire qu’il existe en nous une instance particulière, autonome, et souveraine, qui nous permettrait de gérer le comportement, de régler les dissensions internes, de fonder la liberté ? Et voilà que notre conscience hérite, comme par hasard, des attributs... [Lire la suite]
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23 novembre 2012

PHILOSOPHIE et SAGESSE : un divorce

    Etymologiquement la philosophie est l’amour de la sagesse. En toute rigueur elle serait une méthode, un chemin, vers la sagesse, une sorte de propédeutique de connaissance et d’action qui nous rendrait capable, à l’arrivée, de la sagesse. Or toute l’histoire de la philosophie démontre le contraire. Philosophie et sagesse se sont tourné le dos, de longtemps, et peut-être de toujours, à moins de considérer les Héraclite, Empédocle, Epicure ou Pyrrhon comme exemplaires réussis d’une synthèse inégalée de philosophie et de... [Lire la suite]
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21 novembre 2012

Des CINQ AGREGATS : BOUDDHA

            « La forme matérielle est semblable à une écume Les sensations sont pareilles à une bulle d’eau Les perceptions sont semblables à un mirage Les composants volitionnels sont similaires à un bananier La conscience est pareille à un spectacle illusoire ». (Phena Sutta)   Ce texte présente la conception canonique des cinq agrégats (corps, sensations, perceptions, volitions, conscience) qui ensemble constituent la forme de l’individualité. L’intention est claire : il... [Lire la suite]
19 novembre 2012

LA VOIE du MILIEU

          « Lorsque quelqu’un observe l’émergence du monde, il n’est pas piégé par l’idée selon laquelle le monde n’existe pas. Lorsque quelqu’un observe l’évanouissement du monde, il n’est pas piégé par l’idée selon laquelle le monde existe. Dans l’univers, Kaccayana, il existe deux points de vue extrêmes : celui de l’être et celui du non-être. Le Tathâgata, quant à lui, n’est pris dans aucun point de vue. Il enseigne le Dharma de la Voie du Milieu ». (Samykuta Agama 301). Double... [Lire la suite]

16 novembre 2012

HERACLITE : poème

             Déluges de feuilles        Toutes les couleurs sous le ciel s'exaspèrent        L'automne à l'orient fait retour        Le feu du ciel n'aura jamais de fin.  
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16 novembre 2012

Des QUATRE CHAMPS d' OBSERVATION : BOUDDHA

        "Observer le corps dans le corps". Qu'est-ce à dire? Non pas observer le corps du dehors, comme on fait généralement dans la perception spontanée, ou dans les sciences biologiques et médicales. C'est quitter le champ de la représentation, les images du corps, les valeurs ajoutées, les opinions sociales et personnelles, abolir les idées toutes faites, se déprendre, déplacer l'attention vers le dedans, se mettre à l'écoute de la sensation : sensation globale du corps sentant-senti, accueil de la pesanteur... [Lire la suite]
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14 novembre 2012

De la LANGUE, et de l' IMPASSE

De la LANGUE,  et de l’IMPASSE           La langue est un système de signes. On croit naïvement qu'à chaque signe linguistique - à chaque mot - correspondrait une chose. Cela est vrai dans la désignation directe : voici un arbre, une chaise, un mouton. Mais c'est fort problématique pour les mots abstraits, dont la référence est quasi introuvable. Je dis liberté, mais où est la liberté, à quoi la reconnaîtrai-je? On peut avoir l'impression que la langue organise une sorte de délire d'interprétation,... [Lire la suite]
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13 novembre 2012

De la CHOSE et du FANTASME

          De la CHOSE et du FANTASME    L'objet perdu n'a d'efficience que par rapport à la Chose. Si je possédais tous les objets la Chose manquerait encore, puisqu'elle est antérieure à la scission sujet-objet. De fait elle est l'antériorité elle-même, impensable et innommable. L'objet perdu est le représentant de la Chose, son signifiant aveugle, métonymique et glissant. Le sujet est l'opérateur logique inconscient de la métonymie - ce qui lui donne ce semblant de permanence qui nous... [Lire la suite]
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