30 mars 2010

ECOLOGIE et PHILOSOPHIE

L'écologie est l'horizon indépassable de notre époque. Toute pensée qui s'efforce de comprendre notre relation au monde, notre mode d'intervention dans ce monde est condamnée à se situer dans cet espace, qui est notre espace à tous, le "koinon", le "commun" de notre condition humaine. On peut toujours se réfugier dans les brumes de la vie solitaire, délimiter, avec plus ou moins de bonheur, un jardin de l'intimité : tout un chacun voit immédiatement ce qu'une telle posture comporte d'illusion. De toute part... [Lire la suite]
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29 mars 2010

APPRIVOISER la HAINE

Peut-on combattre la haine? Plutôt l'apprivoiser. Car c'est un étrange ressort de la haine de se nourrir de soi pour se combattre! Et c'est souvent une haine plus forte encore qui inspire les pacifistes, amoureux de l'amour et puristes de la belle âme! On ne combat pas la haine par la détestation, fût-elle sublime. Les dévots de l'amour universel ont parfois de ces accents acérés qui révèlent bien autre chose que l'amour. Pour le dire d'un mot je me méfie des discours sur l'amour autant que je désapprouve la haine. La haine est une... [Lire la suite]
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26 mars 2010

KAIROS : du temps et de l' éternité

Que voilà de graves propos! Il faut parfois revenir à l'inspiration fondamentale, définir avec soin nos fondements et nos projets, mais pas au point de pontifier! L'imagination réclame très vie ses droits, et il vaut lui faire sa part, au risque même de la frivolité. Un air trop sérieux compromet le discours, le tire vers le ridicule. Philosophons certes, mais aussi amusons-nous à nos inclinations et à nos fantaisies. C'est le rêve nocturne, souvent, qui nous rappelle nos devoirs d'éjouissance. J'ai rêve d'une nichée de chiots qui... [Lire la suite]
25 mars 2010

De la LIBERTE du PHILOSOPHE

Comment agir librement, en toute conscience, lucidité et liberté dans le monde tel qu'il est? Car il faut le dire avec la dernière fermeté : il n'est pas l'heure de fuir dans les nuées de l'Intelligible quand la terre brûle. Je respecte ceux qui désespèrent et se réfugient au bocage, ou qui prennent le maquis. Au moins font-ils preuve de lucidité. Mais je ne partage pas cette position, tout en estimant que c'est l'ultime solution quand publier et  dire le vrai sont stritement impossibles. Cette limite extrême n'est pas encore... [Lire la suite]
18 mars 2010

Le PHILOSOPHE dans la CITE : ETHIQUE du DIRE

Comment agir concrètement dans la cité quand on se sent vocation à y dire quelque chose? Comment intervenir, où et pourquoi? Quel est le projet fondamental, en fonction duquel il faut choisir les buts et les moyens? On peut certes se retirer dans son jardin, ce que je fais d'abondance, pour y goûter le jour, et y cultiver les Muses, y recueillir son corps et son esprit, y purifier ses sentiments et y éléver son âme. C'est le préalable absolu à toute réformation de la sensibilité et de l'entendement, à tout projet d'action dans le... [Lire la suite]
15 mars 2010

DEBAUCHE : poème

La nuit aux yeux aveugles, oeil de lune, oeil de chouette Accouche ardant désir d'aurore Vitrail de mer, cheveux de feu!          
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11 mars 2010

De la VERITE comme LIMITE ABSOLUE

La philosophie, selon la tradition, se réclame d'une "amitié pour le vrai", ou d'un désir du vrai. "Platon est mon ami, mais la vérité plus encore". Les précurseurs de l'Antiquité hellénique proclamaient leur allégeance à l'A-lètheia, le non-voilé, tout en reconnaissant que le voile était de tout temps et de tout continent, et que la Vérité ne se profilait que dans les interstices, comme une ombre problématique, une énigme, une tentation dangereuse, et une impossibilité métaphysique. Ils se tenaient dans un rapport... [Lire la suite]
10 mars 2010

De la SUBLIMATION : ETHIQUE de la TRANSVALUATION

Sublimer c'est renoncer à la satisfaction directe de la pulsion, à l'acte d'accomplissement par lequel le sujet s'empare de l'objet sur le mode sexuel, cannibalique ou sadique. Mais la motion inconsciente n'est pas supprimée ni clivée ni refoulée. Elle se déplace vers un autre mode de satisfaction plus conforme aux exigences sociales et morales : métaphorisation. Délestée de sa finalité de maîtrise, désexualisée, elle se convertit en projet culturel, tout en conservant sa force créatrice, inventant une nouvelle direction et un nouveau... [Lire la suite]
09 mars 2010

SORTIR du DEUIL : ETHIQUE de la PERTE

Le deuil est l'expérience de la perte d'un objet investi de pulsions, de désir et de fantasme. Si, lors d'un décès, on sait forcément qui on perd, on sait fort mal, en revanche, ce qu'on perd dans la perte de cette personne. D'où le caractère éprouvant, et irrationnel de la douleur. Avec l'objet c'est un pan entier du moi qui s'en va, brèche sanglante, béance qui rouvre les inquiétudes et les angoisses archaïques. Comme le tout petit enfant livré aux cachemars, le sujet s'expérimente abandonné, mutilé, menacé de ruine. Rétraction... [Lire la suite]
07 mars 2010

AGALMA : le coeur du fantasme

To Agalma : l'ornement, la merveille, le joyau, le bijou. Coeur sensible et incorruptible de la beauté. Ce qui surgit inopinément dans la rencontre, comme figure indépassable du Kaïros. A croire que tout l'appareillage de l'imaginaire, toutes les constructions fantaisistes et hétéroclites de nos fantaisies, diurnes et nocturnes,  ne sont que brouillage, tissage alambiqué autour d'un  centre, fort difficile à repérer, mais qui se révèle enfin au terme d'une longue quête. Dites moi votre fantasme et je vous dirai qui vous... [Lire la suite]