22 juillet 2008

DU REEL V : le réel et le nirvâna

L'empereur de Chine interroge Bodhidharma, le grand sage venu des Indes : - Dis moi, ô grand Sage, quel est l'enseignement fondamental du bouddhisme? - Tout est vide. Il n' y a rien de sacré. -Comment,  s'exclame l'empereur interloqué, qui es tu donc pour livrer une affirmation pareille? -Je ne sais pas, répond le Sage. Je raconte cette histoire célèbre pour son sel inimitable de Zen. On sait que Bodhidharma est considéré comme l'introducteur principal du bouddhisme en Chine, et secondairement comme le fondateur du... [Lire la suite]
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21 juillet 2008

DU REEL IV : réel et temporalité.

Nos développements nous mènent fatalement à la question du temps. Quel est le temps du réel? Il y a deux manières d'envisager la question. Sur le plan physique, dans l'orbe de la grande Nature universelle, (macrophysique et microphysique) et dans la temporalité vécue du sujet humain (phénoménologie). Sur le premier point je serai très modeste, comme l'était Epicure dans sa Lettre à Ménécée. On peut se placer du point de vue du Tout, donc de l'Aïon, et alors le réel c'est la somme insommables de tous les événements, dans une éternité... [Lire la suite]
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20 juillet 2008

DU REEL III

Si nous suivons une ligne psychologique, nous rencontrons à nouveau Epicure et Lucrèce, bien avant Freud et Lacan. Les atomes  chutent dans l'infini du vide, ce qui a priori donnerait la pluie monotone des verticalités sans contact entre elles. Rien, de cela, ne peut naître ni prospérer. Ni Physis ni Histoire, rien que la chute de particules isolées à l'infini, destinées à ne jamais se rencontrer. Royaume de la mort éternelle. Si maintenant nous posons que certains atomes, "en des lieux et des temps également... [Lire la suite]
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18 juillet 2008

DU REEL II

Voici les premiers résultas de notre enquête: Le réel est hors représentation. Ni prévisible ni connaissable à l'avance il est le surgissement en lui même de faits déroutants en ce qu'ils ne sont jamais superposables à la représentation. La représentation correspond ici à ce qu'on appelle communément la réalité, mélange de sensations, de perception, de connaissance, de mémoire, d'habitude, de langage, d'usage conventionnel ou culturel, socialement normée, nommée, appréciée par un sujet, qui est en même temps représentant d'un... [Lire la suite]
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17 juillet 2008

DU REEL

La question du réel se pose dès les travaux de Démocrite. Comment, en effet comprendre son affirmation selon laquelle les atomes sont en nombre infini ( idée que reprendra Epicure) mais aussi, et c'est là la difficulté, infinis selon leur forme et leur dimension.  Si tel est le cas, ce sera la critique célèbre d'Epicure, les atomes pourraient avoir des dimensions colossales, on pourrait les percevoir, ce qui est absolument contraire à l'expérience qui ne connaît que des corps composés. La théorie d'Epicure est résolument... [Lire la suite]
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17 juillet 2008

LE MOT DU JOUR

Dans le style de Descartes, mais dans un tout autre esprit : "Je ne recevrai rien en ma créance que je n'ai expérimenté par moi-même".
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13 juillet 2008

ETOILE (à soi-même)

Le rayon de soleil que tu aimes Qui te fait respirer plus vaste par le monde Est ce désir au fond de toi, vibrant et jouissant Et qui es toi, toi-même en vérité Il t'accompagnera partout, ce double qui est toi Douce lumière intérieure et fidèle Il ne t'abandonnera jamais Et s'il faut bien mourir, un jour obscur La flamme en toi deviendra une étoile.
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11 juillet 2008

DES PLAISIRS CORPORELS

Que l'ami lecteur me pardonne, mais parler de soi peut-être aussi un exercice profitable, bien que risqué. Epicure fait bien d'énoncer une éthique des plaisirs, mais lui, comment vivait-il au quotidien, cette question m'interresserait beaucoup. Comment un théoricien concilie-t-il les intuitions et l'expérience concrète? Je me dis quelquefois que l'homme heureux ne parle jamais du bonheur et qu'il faut en manquer pour en faire une théorie, comme si la résolution intellectuelle pouvait correctement diriger la sensibilité. Je sais moi,... [Lire la suite]
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11 juillet 2008

DES PLAISIRS CORPORELS II

De la volupté sexuelle proprement dite je n'ai pas dit grand chose encore. C'est que le sujet est difficile, entre le scabreux et le conventionnel. Epicure classe la sexualité au rang des plaisirs naturels mais non nécessaires, entendant par là qu'elle n'est pas d'une nécessité absolue, sauf si l'on veut transmettre la vie, ce qui n'est pas l'obsession du sage. Avoir des enfants n'est pas une fin en soi, et je remarque, parmi les philosophes, une tendance assez générale au célibat. En général ils évitent les embarras de la conjugalité... [Lire la suite]
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04 juillet 2008

SINGULARITE et IDIOTIE

Qu'est-ce que la singularité, une fois écartée la référence à l'identité.(Voir mon article plus haut : identité et singularité) Cette question revient à se demander si, hors les consignations sociales, culturelles et sociales, il reste quelque chose en propre à ce qu'on appelle la personne ou l'individu, ou le Self, ou toute autre dénomination courante. Qui suis-je, si j'écarte ce que je suis pour moi et pour les autres, donc toutes les images, représentations, rôles, statuts, et autres conventions, imaginaires ou symboliques? En... [Lire la suite]
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